« Les clans étaient principalement apparus après la troisième guerre mondiale. L’insécurité qui régnait dans les villes avait poussé des hommes à s’allier afin de se protéger par leurs propres moyens » …  Tel est le monde dans lequel évoluent les humains normaux et ceux dotés d’un néo-cerveau…

 « UN TITRE AGUICHEUR »

Ultimate Terra Nova… Un titre des plus intrigants qui n’a pas fini de surprendre. A vrai dire, des heures de lecture ne semblent pas suffire pour combler cette curiosité insatiable, tandis que s’opère un mélange de genres tout bonnement audacieux dont l’auteur peut faire sa fierté.

En effet, le roman de Aboubakri SAO s’articule autour d’un contexte historique au réalisme proche de l’après troisième guerre mondiale. Un texte inspiré, à titre d’exemple, des tensions actuelles qu’entretiennent la Chine et le Japon à propos des nombreuses îles que partagent les nations, des revendications territoriales éternelles.
Cela dit, le récit s’oriente quant à lui sur la voie particulièrement visitée de la Science-Fiction, un genre comme qui dirait vu et revu. Aussi l’auteur présente-il au lecteur une société rigoureusement organisée autour de luttes inter-clans, eux-mêmes mis en concurrence avec des Etats affaiblis par la guerre…
Ultimate Terra Nova se voit être sensiblement inspiré des mangas classiques, et plus particulièrement du genre Shônen fantaisiste. Une œuvre contemporaine tout à fait remarquable, articulée autour d’adolescents méta-humains au pouvoirs élémentaires tels que le « Lightning punch ! ».
En résumé, il s’agit d’un manga romancé, sans illustrations, soumettant le lecteur à son imagination pure.

​C’est ainsi que tout fan de comics et de super-héros trouverait son bonheur au sein d’un univers qui n’est pas sans rappeler Divergente, la célèbre trilogie remasterisée version manga. Si l’on s’attend à plonger à nouveau dans une énième culture « contre-utopique » à l’instar d’un trop grand nombre de sagas, l’auteur brise en réalité de nombreux codes et appuie la force majeure de son récit sur des scènes de combat riches, aisément adaptables sur les écrans à grands recours d’effets spéciaux. La présence d’un élément comme le Néo Cerveau permet alors au genre « dystopique » d’obtenir un second souffle en y insufflant des capacités élémentaires ; en découlent des combats tout à fait surprenants, à l’images des luttes entre mages représentées dans Fairy Tail.
Par ailleurs, Aboubakri SAO met clairement en exergue ses choix scénaristiques tout au long du récit, permettant au lecteur d’y trouver plus de crédit et de s’immerger totalement dans le scénario. Malgré une intrigue lente à se mettre en place – au dépend d’une centaine de pages –, c’est un rythme maitrisé et soutenu qui se met en place dans l’enchaînement des moments de latence et de combat.
In fine, le premier tome d’Ultimate Terra Nova est une incroyable découverte, dont le récit n’a de cesse de souligner un regroupement de différents genres populaires aux allures alambiquées mais qui, en définitive, prend son sens à l’aube d’une fin calculée. L’œuvre acquiert pour ainsi dire une véritable identité, une façon d’inciter son lecteur à suivre avec attention la suite des aventures de Kajad et sa bande de méta-humains.
« C’est pour moi une surprise générale qui découle de la lecture de ce premier tome, et une agréable envie de continuer l’aventure qui peu à peu s’étoffe, pour devenir de moins en moins maladroite. » – Ilyés

Lire l’article complet sur : Gourmandises Litteraires